Ceci est une nouvelle histoire complète.
Titre : L'affaire des bacchanales - Texte complet
Auteur : Marquis de S
Email : marquisdes[_at_]fmguy.com
Personnages : 20 hommes, 4 femmes, 10 adolescents, 10 adolescentes, 5 petits garçons, 2 petites filles
Le plus jeune garçon a 8 ans
La plus jeune fille a 6 ans
Orgie
Inceste
Masturbation
Pénétration vaginale
Pénétration anale
Homosexualité masculine
Lesbianisme
Urine
Viol
Torture

Texte envoyé le 21/07/2012
Texte publié le 21/07/2012

Creative Commons 2012 - Marquis de S. Certains droits réservés.

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Histoire envoyée à notre site des 'Histoires Taboues'.
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L'affaire des bacchanales

par Marquis de S

Texte complet

Courrier des lecteurs :

L'interrogatoire :

Votre récit est plutôt... violent ! On parle quand même de torture et de sadisme, et je suis surpris, quand je lis ce qui est autorisé sur ce site, que ce texte soit publié.Et contrairement à ce que vous dites plus haut, je ne vois pas d'humour là dedans ! J'aime moi même écrire des récits "tabous" mais là, on dépasse tout ! Je conclurais en disant que votre écrit m'a soulevé le coeur..

Réponse de M de S :

Pauvre anonyme faible d'estomac et étriqué d'esprit, après une cinquantaine de messages d'encouragement, il a fallut que soit toi, couard, qui vienne rompre le charme où m'avaient plongé ces louanges !

Deux questions, malheureux vomisseur de bile débile :

– A quel nom propre connu te fait penser le S de Marquis de S ?

– Et pourquoi lis-tu puisque tu n'aimes pas ce qui est écrit ?

***

Une des définitions que l'on donne à l'humour, c'est d'être un outil qui sert à l'esprit pour mesurer la distance qui le sépare d'un autre. Dans ma mégalomanie ordinaire, j'aime à penser que je rejoins de loin celui d'Apollinaire et de ses onze mille verges où le poète s'amusait à décapiter des jouvenceaux sodomisés et à étouffer des gamines dans des chattes humides et gluantes assises sur leur face.

Le texte que je soumets à vos critiques ci-après m'est justement tombé du ciel en cherchant l'orthographe exacte de « Bacchanale » sur le net. L'histoire du beau Aebutius et de la divine Hipsala est tombée sur moi comme une évidence qui se serait ensuite emparée de mes doigts pour se révéler sur l'écran que je lisais.

Et si ma version diverge de celle de Tite-Live, c'est que la force de détails qui la complète et la contredit parfois, m'a été directement dictée, non pas par les archives, mais bien par les deux sublimes jeunes amants qui m'ont directement conté leur aventure.

Attention, même pour ceux qui me connaissent, ce récit est à la fois plus lent, plus historique, plus tendre mais certains passages sont plus violents encore que d'habitude.,

Bon, allez, n'hésitez pas à me dire que je vous fais vomir si, vraiment, ça vous soulage ! marquisdes[]fmguy.com

***

187 av JC

Rutilus et Duronia marchaient dans les rues de Rome. La nuit les pavés devenaient dangereux autant par les ornières d'usure que les cercles de fer des lourds chariots traçaient sans relâche, que par les bandes de pauvres ères qui sortaient à la rencontre des riches noctambules rentrant éméchés dans leurs insulae.

Pour l'heure le soleil couchant éclairait encore la large route, et le couple n'aurait manqué pour rien au monde le rendez-vous de ce soir.

Cela faisait maintenant 200 ans que le devin grec avait initiés ses premiers disciples au culte de Dyonisos.

Très discrètement, il avait fondé un temple retiré dans un sous-sol d'un palais un peu oublié. Une douzaine hommes de 18 à 40 ans se retrouvait pour honorer Dionysos devenu un Bacchus orgiaque. La statue était éclairée par des torches, une coupe contenant 30 litres de vin que le devin remontait avec de l'alcool pure et des herbes de sa connaissance était à la disposition des convives. Des charcuteries et des fruits couvraient la table. Deux esclaves devaient jouer du fifre et du tambourin pour scander les danses et pour couvrir les bruits de rut. L'assemblée se consacrait au culte de trois fluides : Le vin, le sperme et le sang, et d'un solide : la chair humaine.

Un petit aparté pour vous expliquer qu'en ce deuxième siècle avant JC, la société Romaine était à la fois très proche et complètement différente de la notre.

Dans les similitudes, c'était une société de commerce et de communication où de nouveaux produits et des modes arrivaient et circulaient sans cesse. Des fortunes se faisaient en fabriquant ou en important de nouveau objets comme des récipients à vin, à huile, de la vaisselle, de la tannerie, de la maroquinerie, de l'habillement, des meubles....

Des entrepreneurs construisaient des quartiers entiers d'insulae ou des palais. Et l'industrie du spectacle inventait sans cesse de nouveau divertissement tandis que des produits dérivés sur des stars des stades et des arènes se vendaient comme des petits pains.

C'était aussi une société qui avait intégré en son sein plusieurs peuples différents dont certain avait acquit des droits de citoyen.

Grace aux phalanges, inventées par l'armée romaine, les castes avaient été gommées au profit d'une hiérarchie qui rapprochait les patriciens des plébéiens et une certaine perméabilité s'était ouverte. D'autant que les plébéiens ayant acquis de pouvoir élire un consul qui gouvernait la ville à parité avec celui des patriciens, ils avaient dorénavant place dans la gestion de la république.

Du coté des différences, la société romaine était très individualiste. Chaque Pater Familia régnait en maitre sur sa maison, libre de choisir les dieux de la famille. Il avait le droit de vie, de mort ou de châtiment sur chaque membre de son foyer. Les femmes et les enfants n'avaient que les droits que leur concédait le maitre de maison selon son bon vouloir. Et les guerres incessantes mobilisaient en permanence chaque citoyen romain (2,5 millions d'âmes à l'époque) de 7 et jusqu'à 15 ans de sa vie.

Comme aujourd'hui, les organes publics de la république pouvait parfois réagir à des injustices criantes et prononcer peines et dédommagement. Mais cette société qui utilisait l'écriture essentiellement pour des propagandes gravées dans les rues, était largement contrôlée par l'argent qui permettait de tout acheter même les plus hautes fonctions. Enfin les romains pratiquaient l'esclavage qui pouvait concerner aussi bien les enfants abandonnés, que les prisonniers de guerres enlevés dans les territoires conquis ou les déchus civiques.

En ces temps de conquêtes où Rome avaient annexé des territoires sous forme de comptoirs et de légions expatriées un peu partout sur le pourtour méditerranéen depuis Carthage (la Tunisie), une partie de la macédoine (l'actuelle Croatie) toute l'actuelle Italie, les villes de Marseille, Nîmes, Agde, Narbonne, toute l'Espagne méditerranéenne..., des esclaves venus de partout et de toutes couleurs, âges et sexes arrivaient chaque jour sur les marchées de la ville. Ces esclaves avaient le statut d'objet au point qu'un romain qui tuait ou endommageait l'esclave d'un autre, n'était condamné qu'au dédommagement financier du prix de l'esclave ou à son remplacement.

Terminons en rappelant ce que tout le monde sait : les romains aimaient la bonne chaire et les compétitions et les combats violents.

Revenons à notre temple de Bacchus, quand les hommes ivres commençaient à s'échauffer de plus en plus, que la chaleur des torches et de l'alcool les faisaient déambulés nus et que leur pulsions les faisaient se regrouper pour honorer le gout pour le sperme de leur idole qu'ils partageaient, le devin aimait leur lâcher en pâture deux ou trois esclaves de 4 à 12 ans qu'ils sacrifiaient pour l'occasion.

Oh, ce n'étaient pas des jolis petits blonds ou brun que les pater familia aimaient acheter pour le service de leur maison ou leur plaisir personnel et qui, à cause de cela coûtaient fort cher. Non c'était plutôt des progénitures d'esclaves de ferme ou de labeur, qui ne valaient rien avant d'avoir 4 ou 6 ans de plus, pour que leur force les rentabilise. Ceux là étaient presque donnés à qui voulaient les prendre.

Généralement, le grec les achetaient deux ou trois jours avant la fête orgiaque, il s'en régalait en les sodomisant ensembles ou séparément. Il les habituait à la soumission en les frappant pour qu'ils viennent d'eux mêmes s'empaler sur son sexe ou sur des godemichés de bois et de pierres polies destinés à leur élargir le fondement. Il leur enseignait les rudiments de la fellation. Puis, l'après midi, il les lavait consciencieusement, les huilait en leur lubrifiant particulièrement leur petit culs élargis. Il leur taillait la chevelure. Il les habillait d'une toge sacrificielle blanche, d'une couronne de laurier. Et leur apprenait à scander un chant à la gloire de Bacchus. Quand les gamins arrivaient aux milieux des hommes enchevêtrés dans leur fornication, tous s'arrêtaient. Le prêtes les faisait alors mettre à quatre pattes, hommes et enfants, et leur injectait du vin dans l'anus avec une canule. Puis les groupes se faisaient à raison de quatre hommes pour un petit garçon. Quand le gamin avait reçu la male offrande des quatre adultes dans son cul déchirés encore empli de vin, le homme le buvait comme une outre en le mordant pour le dévoré littéralement sur place. Pour finir, quand l'un de ces bacchants avait réussi à couper le petit sexe avec ses dents chacun venait y boire le sang sacré en le mélangeant au vin de leur anus respectif

Ceci était l'origine des bacchanales romaines vers -400 av JC

Rutilus et Duronia qui se dirigeaient vers le temple de Bacchus avait oublié ces origines lointaines de leur culte. Depuis longtemps le devin n'était plus. Actuellement, c'était une prophétesse Campanienne qui dirigeait la secte qui comptait près de 10 000 membres dans la république dont la plupart résidaient à Rome. Très rapidement les femmes, qui étaient à l'origine, en Grèce, les prêtresses du culte de Dionysos, furent admises dans les groupes. Les fêtes étaient donc à la fois homosexuelles des deux sexes et hétérosexuelle au goût de chacun. Le rythme des orgies était passé de 3 jours par an à 5 jours par mois. Certains soirs d'été quand la pleine lune éclairait les rues de Rome des groupes de femmes hurlantes se ruaient à travers les rues pour se retrouver dans le Tibre en brandissant des torches qu'elles éteignaient en plongeant nues dans le fleuve et qui se rallumaient toutes seules lorsqu'elles ressortaient de l'eau grâce à une chimie secrète. Les hommes qui les poursuivaient les attrapaient alors et la nuit se terminait dans des flots de spermes et de cyprine à la lueur des flammes flottantes.

Depuis la deuxième guerre punique, (moins 200 av JC) de nombreux ex-légionnaires qui s'étaient aguerris aux viols dans les pillages de Carthage avaient rejoint les temples. Pour limiter les meurtres de notables qui auraient pu porter tort à la secte, la prêtresse avait décidé de limiter les nouvelles initiations qu'aux moins de 20 ans qui n'avaient pas encore le statut de Pater pour les hommes.

Chacun était donc libre d'amener ses fils, ses filles, ses esclaves (qu'ils aimaient parfois faire passer pour leurs enfants) et de les livrer à l'initiation. Un bandeau, noir ou blanc, qui entouraient le bras de l'initié indiquaient aux mystes les limites de ce qu'ils pouvaient faire à l'enfant. Un bandeau noir signifiait que l'enfant devait mourir sacrifié, un bandeau blanc qu'il devait être uniquement initié par le viol et la soumission à la sexualité violente des bacchants et bacchantes.

La qualité des orgies de la secte était devenus tellement célèbres que la prêtresse monnayait soit le droit pour de riches patriciens de participer sans avoir été initié, soit la disparition de tel ou tel légataire ou héritier gênant qui avait été attiré par la réputation sulfureuse de ces soirées.

Et la puissance des adorateurs de Bacchus défiait la république de Rome.

Duronia était la riche veuve d'un chevalier de la légion. Son mari avait été tué deux ans plus tôt dans la guerre des Thermopyles (la quatrième guerre de l'antiquité à prendre le nom de ce lieu du centre de la Grèce) contre Antiochos. Il avait été un illustre compagnon de combat de Caton et ce dernier ; revenu victorieux, avait exigé que sa famille reçoive la part du butin qui revenait au défunt. Duronia, déjà très riche, avait doublé sa fortune et menait grand train avec son amant Rutilus. Son seul souci était que son fils grandissait. Aebutius, agé de 15 ans, allait bientôt atteindre l'âge de recevoir l'héritage de son père légitime et de devenir le nouveau maitre de la maison. Et Duronia reprendrait le statut de femme soumise au maître, au lieu de celui de veuve libre dont elle avait gouté les délices.

Cette servilité était hors de question pour elle. Un an plus tôt, elle s'était débarrassée du tuteur de son fils par le poison. Et depuis une semaine, Aebutius se débattait contre un mal mystérieux contre lequel la perfide luttait avec des dons et des offrandes à Mercure, le principal dieu de la maison, en prenant bien soin de prier pour la perte de l'enfant.

Ce soir, le jeune homme semblait aller mieux et cela contrariait la mère qui se voyait déjà contrainte de répudier son jeune, fort et beau Rutilus.

Ce dernier voyant sa mécène soucieuse lui passa la main sur les fesses. Surprises, cette dernière lui répondit en souriant :

– Gardes tes forces pour le cul de l'enfant que je te dirais, je veux que ce soit ton sperme que je mélangerai avec son vin et son sang !

La colère que la mère adressait à ce fils qui refusait de mourir allait se détourner vers une victime sacrificielle, elle avait payé pour ce privilège.

Les caves du palais qui abritait le temple se rapprochait. Seul le son de fifres et de tambours et des cris incompréhensibles filtraient, étouffés, sur la rue. Les mystes avaient pour habitude de hurler un chant continu qui couvrait les hurlements des victimes en plus de les amener dans les transes.

Le couple avait franchi une par une les trois portes qui insonorisaient le temple et dont deux devaient toujours restées fermées quand l'une s'ouvrait.

Le tohu-bohu à l'intérieur était digne de l'enfer. Un brasier chauffait, illuminait la salle d'une lueur dansante et exhalait les odeurs des corps en rut. Des groupes s'enlaçaient en buvant, à même le cul des uns et des autres, un vin enivrant. Les sexes étaient sucés à peine sortis d'un anus ou d'une chatte mouillée d'excitation et de l'élixir divin. Des femmes et des adolescentes s'embrassaient à pleine bouche en chevauchant des males éructant. Des enfants étaient contraints de déféquer leur liqueur rouge dans des bouches avides de les mordre et de leur arracher le sexe. Un son impossible à reproduire recouvrait les cris de souffrance des petites victimes. Le rythme d'un rut commun servait de métronome au halètement continu des cinq cents participants.

Sur un trône que servaient dix esclaves de 10 à 13 ans complètement nus et délicatement huilés et maquillés, la grande prêtresse se faisait servir son repas et ses boissons enivrantes dans le con d'une adolescente de 15 ans. Cette dernière attaché jambe écartées à un gibet, la tète en bas, devait lécher la chatte de la femme qui lui mordait les entrailles en même temps que l'alcool et les épices lui brulait le vagin jusqu'aux trompes. Régulièrement de nouveaux initiés de 13, 15,18 ans étaient conduits vers les groupes. Ils étaient juste huilés, maquillés et la chevelure ceinte d'une couronne de laurier. Plusieurs avaient un bandeau blanc mais certains, 1 sur 5 environ avait un bandeau noir.

Le couple alla directement rendre hommage à la prêtresse, cette dernière les salua en retour :

– Bonjour belle Duronia, tu nous ramènes ton fier étalon ! Fais lui garder des forces, je ne veux pas qu'il reparte sans m'avoir empli à mon tour de son pieu divin !

– Merci Prêtresse ! Tu sais l'amour que je porte à mon Rutilus, mais je te le confierai volontiers si tu me réserves le droit à mon tour de gouter ton calice ensemencé de la liqueur de mon amant. As-tu pu t'occuper du service que je t'avais imploré de me rendre ?

– Retourne-toi et dis-moi ce que tu en penses.

– Ho !

– Non, ce n'est pas Aebutius ton fils, mais bien un sosie comme tu me l'as demandé. Il est un peu plus jeune, 13 ans, mais ressemblant comme deux gouttes de vin sacré. Je te le confie pour ce soir. Tues-le avec délectation !

Duronia n'en croyait pas ses yeux, tant la ressemblance était frappante, les mêmes yeux bleus, les mêmes cheveux et sourcils blonds, un peu plus chétif que le sportif héritier, mais presque la même carrure. Le corps huilé reflétait les flammes, le menton tremblant et le petit sexe recroquevillé dénonçait la terreur de l'enfant aux divines proportions.

– Prenez-le et essayer de faire durer son agonie, j'aimerai tant pouvoir venir le boire un plus tard quand j'en aurai fini de cette petite vierge !

Duronia embrassa à pleine bouche l'enfant effrayé qui savait ne pouvoir se dérober :

– Il a une haleine de menthe, goutte Rutilus !

L'homme embrassa à son tour le garçonnet en enfournant sa langue au fond de la bouche angevine. Aussitôt la tunique du robuste étalon se souleva. Duronia ne résista pas au plaisir de libéré le sexe bandé du pagne qui le retenait et l'enfant enlacée par le colosse sentit la dureté du pieux énorme venir frapper sa poitrine. Duronia se pencha sur le sexe du garçon que son amant embrassait toujours fougueusement. Le masturbant doucement d'abord, elle l'aspira dans sa bouche en experte pour le faire durcir. Elle agaçait le petit méat rose de sa langue et pompait la tige en frottant le gland de sa langue. Doucement elle empauma les fermes globes fessiers et les écartant, elle introduit l'index dans le conduit huilé du gamin. Rutilus qui savait que sa femme voulait à tout prix boire la liqueur de ce petit ange s'interdisait de le faire souffrir pour le moment. Il aspirait la petite langue rose qu'il caressait de ses lèvres. Le mignon qui se sentait le sexe caressé par la bouche, la prostate par le doigt dans son cul et la langue par les lèvres que Rutilus savait rendre délicates commença à soupirer comme un petit homme excité qu'il était. La mère activa sa cadence et enfin le jeune éphèbe libéra une crème douce dont Duronia sut augmenter le volume en pressant douloureusement les deux petites couilles dans son poing de fer. Rutilus compris le signal du petit corps qui se tendait et mordit dans le même temps la langue délicate qu'il coupa de ses incisives. Un sang salé envahit les deux bouches enlacées tandis que les larmes ruisselaient sur le visage que la douleur avait grisé de cendres.

– Pisse-moi dessus ou je t'arrache les couilles avec les dents !

L'enfant qui, comme tous les sacrifiés, avait été largement abreuvé de vin coupé d'eau à cet effet, libéra le sphincter de sa vessie. Un jet jaune, délicatement salé et odorant jaillit sur la femme qui en mélangea quelques gouttes au sperme qu'elle avait gardé en bouche. Se frottant tout son corps nu sous la douche tiède, elle se releva en embrassa à son tour le doux calice aux dents blanches du blondinet qui servi alors à mélanger les quatre liqueurs qu'elle avait recueillit de l'enfant : le sperme, l'urine, la salive et le sang. Rutilus qui s'était éloigné revint avec la canule de lavement qui était attachée sur une outre de cuir. La tète de la canule était entourée de cinq lames effilées destinées à permettre le mélange du vin et du sang à l'intérieur même du rectum de la victime. Duronia qui s'était délecté de la petite bouche avait le sexe trempé de cyprine, s'asseyant à même le sol elle emprisonnât la tête du marmouset de manière à lui enfermer le nez sur son clitoris et la bouche dans ses grandes lèvres détrempées. Le gamin placé ainsi, à quatre pattes, la tête bloquée au sol, présentait son joli petit cul rebondi de manière idéal pour l'opération que préparait Rutilus. Sous l'œil aiguisés de la prêtresse et de plusieurs participants qui avaient arrêté leur coït un instant, qui dans un cul, qui dans une bouche, qui léchant une chatte inondé de sperme et de vin. La brute claqua plusieurs fois avec force les petites pommes du plat de sa main. Le petit corps prisonniers tressautait à chaque coup hurlant des cris étouffé dans le cloaque humide de la mère. La musique scandait le rythme qui animait la main de l'étalon romain. La bite énorme dressée en étendard, il introduisit son pouce dans le petit cul enfantin pour en élargir l'ouverture. Cela fait, il présenta la canule de bois qui pénétra sous sa pression de géant dans les profondeurs du rectum du gamin, il la fit aller et venir deux fois pour être sur que l'hémorragie permettrait le cocktail sacré qu'il attendait, les muscles du petit qui voulait échapper à la douleur était tendu à bloque et ses jambes battaient en spasme, mais la matrone recueillait ses hurlements en autant de vibrations démentes qui venaient électrisé l'intérieur de la matrice qui étouffaient le blondinet. Le colosse pressa alors l'outre qui fit gicler dans le gamin ses deux litres de vins dont l'alcool brulait les coupures et droguait en même temps l'enfant qui se détendait alors même que la douleur devenait plus vive. Dans un dernier soubresaut du petit corps, Rutilus arracha le pieu ensanglanté. Jetant l'outre vide il se pencha sur le petit derrière et lécha la divine raie. Plongeant sa langue dans le petit orifice élargie, il aspira un peu de l'alcool que le petit garçon savait avoir ordre de retenir dans son ventre distendu et brulant. Se redressant, il présentât alors son pieu de géant devant la petite rosette. Son gland énorme semblait aussi gros que le poing du gamin. Appuyant d'un seul coup de rein, il plongea 22 cm de son chibre énorme dans le cul minuscule qu'il défonça. La femme se délectait des soubresaut du petit qui agitait sa tête en tout sens sur son clitoris et dans son vagin qu'il massait en même temps de son nez et de sa bouche. Pompant au sein même du délicieux mélange liquide qui échauffait son gland et encore plus son méat de l'alcool qui le brulait délicieusement, le dard du colosse commençait à devenir électrique. Son visage se tendait de l'excitation que lui procuraient tout à la fois, la brulure de l'alcool et la douleur infligée au fils substitué qu'il dominait enfin totalement. Chaque fois qu'il plongeait son pieu, il sentait la pression énorme du liquide qui tirait les parois des entrailles enfantines. Enfin, dans un râle de puissante domination, il envoya sa semence sacrée dans le fond du petit cul inondé et distendu de vin et de sang. Duronia elle-même embrasée par l'étouffement et le martyre enfin réalisé de son fils frottait la tête évanouie sur son clitoris qui déclencha l'étincelle qui fit exploser son corps entier. Un jet de mouille obscène inonda la figure et la bouche de l'ange haït qui eut pour effet de ranimer le bambin. Rutilus se retira de l'anus le vit sanglant et aussitôt se pencha pour boire le liquide qui tombait en cascade de la rondelle écartelé. Retournant l'enfant dans ses bras, comme une poupée de chiffon, il lui entra son gland maculé dans la petite bouche tandis que le flot qui n'était plus attiré par la gravité et dont il avait bu le tiers, s'épancha. Duronia qui se remettait de son orgasme de démente, vint à son tour placer sa bouche sur le petit cul et Rutilus comprimant le ventre du gamin de ses bras d'acier lui fit sortir les divines rasades.

A ce moment, la prêtresse se rapprocha du groupe. Sa vierge victime, toujours tête en bas, était secouée de spasme que semblait impulser son entrecuisse ensanglantée.

– Laisse-moi le boire, Duronia. Je pense à faire cela depuis que je t'ai trouvé cet enfant pour toi !

La prêtresse bu une large rasade issu du rectum, puis alors que le géant écartait le corps dont la bouche était toujours empalé sur son sexe qui l'étouffait, elle vint prendre le sexe du petit garçon en plaçant sa tête à l'envers, entre le thorax du colosse et le ventre du garçonnet. Le suçant voluptueusement et avec délice, elle parvint à lui donner une certaine raideur. Quand elle fut sure que le sang irriguait bien le sexe enfantin elle serra d'un coup les incisives, entrainant une hémorragie incontrôlable, qui lui permit de boire le sang qui jaillissait.

– Hum ! C'est l'élixir de jouvence ! Goutte Duronia, que le sang de ce fils sacrifié à notre Dieu te donne longue vie et richesse.

La mère prit la place de la prêtresse, les sens alourdis par l'alcool et la jouissance. Elle porta l'enfant blond que la conscience quittait pour une froide nuit et s'allongea à même le sol en tétant le petit membre comme une source sacrée.

La prêtresse emboucha le sexe immense de Rutilus, qui sentant son corps réagir, la porta dans ses bras en lui soulevant les fesses et la reposa, jambes entourant son torse, le gland juste sur la rosette qui frétillait d'excitation.

La mère regarda son amant enculer la prêtresse en sombrant doucement dans son comma, ses lèvres toujours aspirant la petite bite. Doucement, le géant relacha la femme qui s'empala dans une douce douleur sur l'épieu viril. S'accrochant au cou de l'athlète elle remonta ses fesses pour mieux redescendre et se sentir complètement envahit. La jouissance qu'elle ressentit, la fit hurler comme une démente sur un rythme endiablé. La bacchante entrainait la foule en rut de ses hurlements en forçant son anus dilaté toujours plus profond sur le membre. Rutilus appuyait maintenant sur la femme qui se débattait dans sa jouissance pour lui introduire la totalité de son chibre déchirant. La chatte ouverte et dégoulinante frottait ses lèvres et le clitoris mouillé sur le thorax d'acier du géant. Une odeur de stupre de vin et de sang enflammaient les narines des deux corps qui n'en faisaient plus qu'un. Un orgasme aux vagues musclées inonda le sexe de la démente tandis que son anus compressait le chibre dont sortaient des jets puissant de sperme chaud qui tapissait le boyau de la prêtresse d'une douce crème parfumée. Les deux amants tombèrent au sol épuisés de sexe et de vin. Ils s'endormirent dans la douce chaleur du rayonnement du foyer sans cesse alimenté par les esclaves.

Un a un, tous les bacchants tombaient dans les vapeurs d'un sommeil sans rêve, on entendait plus que le crépitement du bois dans les flammes et les frôlements des corps nus qui, sans un mot, débarrassaient toute trace des délires sacrificiels des mystes et dressait le buffet du réveil.

C'est bien après le midi du lendemain que Duronia franchi le seuil de son immense appartement qui occupait tout le rez-de-chaussée de la riche insula de 4 étages. Ses serviteurs l'avait avertie, joyeux, que Aebutius allait mieux.

– Mes sacrifices ont reçu l'agrément des dieux. Avait-elle répondu un peu laconiquement.

Sa bouche pâteuse, malgré tous ses gargarismes d'eau vinaigrée, avait encore le gout du sang. Elle se dirigea vers le rideau qui fermait la couche de l'adolescent. Elle eu un choc en revoyant le délicieux gamin blond de la veille qui s'était endormi sous son drap de laine. La bouche merveilleusement sanguine, la peau de lait et les traits d'ange du visage la rendirent songeuse.

Doucement elle ouvrit la couverture, l'enfant nu avait un corps sculptural. Son sexe avait déjà la taille de celui d'un homme.

Et si elle séduisait son fils ? Si au lieu de le tuer elle devenait son amante et partageait avec lui le viril Rutilus. Elle le rendrait esclave de ses charmes et pourrait continuer à vivre librement. Mais, non cela n'était pas possible ! Aebutius était amoureux de cette courtisane de 8 ans son ainée. Hipsala l'affranchie avait ensorcelé le gamin de ses charmes experts et la mère savait qu'elle ne pouvait rivaliser avec elle. Elle se pencha pour sentir l'odeur de son fils. Son nez et sa bouche était irrésistiblement attiré par l'odeur enivrante du sexe. Se cheveux chatouillèrent l'enfant qui se réveilla.

– Mère ?

Surprise la matrone se releva

– Les serviteurs m'on dit que tu allais mieux, je voulais vérifier ta température. En effet, cela à l'air beaucoup mieux.

Pendant toute ta maladie je n'ai pas arrêté de prier les dieux pour toi. J'ai aussi fait beaucoup de sacrifice à Mercure, le dieu de ton père, mais aussi à... Bacchus que je crois très puissant en ce moment.

L'enfant connaissait Bacchus de nom mais les mystes étant tenus au secret absolu sous peine de mort, il ne connaissait aucun détail du culte de ce dieu. Duronia, elle, avait pris sa décision. Elle reprit :

– Quand j'étais au plus profond du désespoir, quand je te voyais te débattre avec la mort qui gagnait sur toi, j'ai promis à Bacchus que s'il te sauvait, je ferais de toi son initié. Bacchus m'a exaucée, tu m'accompagneras demain soir au temple avec Rutilus.

– Bien mère ! répondit l'enfant qui dorénavant guéri se leva de sa couche. Mais permet moi d'aller pour l'heure, rassurer Hipsala. Les serviteurs m'ont fait part de sa grande frayeur à mon égard, et je veux donc immédiatement aller la rassurer.

– Cet égard pour cette courtisane, t'honore mon fils ! dit la matrone qui n'en pensait pas un mot.

L'adolescent passa sa ceinture, cacha ses parties dans le pagne qu'il passa entre ses jambes et fit ressortir en ajustant la largeur de chaque coté de la ceinture. Il enfila sa tunique dont le riche ourlet lestait le bas et affichait son rang et fila sans un mot de plus.

Hipsala habitait au quatrième étage d'une insula qui en comptait six. L'escalier encore large à cette hauteur révélait la relative aisance que lui avait laissée sa maitresse, dont elle avait embellie la vieillesse et qui pour cette raison l'avait affranchie à sa mort en la dotant d'un petit pécule.

Quand elle entendit la voix d'Aebutius, la jolie courtisane bouscula sa servante pour se jeter au pied de l'adolescent :

– Aebutius ! Mon dieu, mon seigneur, ma vie ! Tu es guéri ! Mon amour, mon plaisir, ma force ! Je te revoie debout et vaillant ! J'étais prête à mourir à l'annonce de ton trépas. Je m'étais résigné à te rejoindre pour ne plus souffrir de la douleur de ton absence ! Et tu me reviens !

Le jeune garçon fondit en larme à la fois de la douleur de son amie et amante et de la joie qui la débordait. Il releva celle qui se prosternait devant lui et mêlant ses larmes aux siennes, embrassa fougueusement la bouche qui tant de fois l'avait mené au ciel.

Les deux amants étaient électrisés. Leurs mains sautaient sur leurs deux corps de l'énergie que leur envoyait à chacun le contact de l'autre. Ils se humaient, ils se serraient, ils s'enlaçaient, ils se mangeaient et leur gout délicieux exhausté par la trop longue attente n'apaisait pas la tentation qu'il avait l'un de l'autre.

Doucement, pas à pas, ils se guidèrent en cherchant à ne plus faire qu'un seul corps, vers la couche qui tant de fois avait servi de tanière pour accueillir leurs sauvages extases. Tombant sur le matelas, toujours soudés l'un à l'autre, leur main cherchait à libérer leur corps des habits qui s'opposaient à leur union, en essayant de ne pas rompre par un éloignement, même infime, le magnétisme magique qui les collait ensemble.

Les pagnes enfin arrachés, le magnifique adolescent blond aux yeux bleus d'abîme planta son sexe brulant dans le calice humide qui s'écartait doucement pour le laisser glisser au plus profond. Les tuniques retroussées permettaient à leurs deux poitrines de se frotter l'une contre l'autre. Les seins fermes, ronds et dorés de la douce Hipsala se faisait délicieusement écraser dans un tourbillon que lui imposait le ferme thorax du divin éphèbe ressuscité.

Le sexe avalait le sexe. La bouche dévorait la bouche.

Soudain les belles fesses rebondies du garçon se crispèrent. Serrant son amour d'une pression d'homme au fond de ses bras, il jaillit en flot qui inonda de doux vagin de la courtisane et l'emmenant ainsi à l'extase, ils restèrent enlacés, soudés, refusant de quitté cet instant si fugace qui sanctifiait leur union plus forte que la mort.

Enfin Aebutius roula sur le côté. Les deux amants étaient repus l'un de l'autre.

La douce Hipsala prit la parole :

– Mon Aebutius ! Si tu savais combien de fois je suis venu ! Combien de fois j'ai pleuré de te voir dans ce sommeil dont tu ne te réveillais pas. Ton corps ne réagissait plus ! Toi, toujours si prompt à me sourire quand tu me vois te sourire ! Toi qui me dis me sentir venir avant même que de me voir ! Toi mon étalon insatiable dont le sexe puissant réagit au seul souffle de mon haleine...

– Mon Hipsala ! La femme qui m'a fait découvrir les femmes ! Celle dont la douleur me brule le cœur et dont les larmes inondent ma tête d'un acide insupportable ! Je t'ai fais souffrir sans même le savoir. Du fond de mon inconscience, tu m'as approché sans que je t'enlace ! Je voudrais mourir pour me punir de la souffrance que je t'ai faite sans le savoir !

– Non ! Non, mon amour, mon amant, mon mari, mon enfant chéri ! J'ai eu trop peur de te perdre ! Serre-moi contre toi et ne parle plus de ces funestes augures, j'ai prié et sacrifié pour Vénus. Elle a compris ma terreur et mon désarroi et t'a rendu à moi ! Ne parle plus de mort, parle moi d'amour, des enfants que nous aurons, de la domus que nous achèterons grâce à ma dote et à ton héritage !

– Venus ? Faudra-t-il aussi que je sois initié à cette déesse de l'amour pour la remercier de t'avoir exhaussé ?

Il se pencha sur le sexe odorant et humide de sa compagne et embrassa son mont de Vénus

– Oui, je crois que je préférerai cette initiation là, à celle de ce vilain Bacchus !

– BACCHUS ! ! ! !

Hipsala comme foudroyée sauta hors du lit.

– POURQUOI ME PARLES-TU DE BACCHUS ! ! ! ! ?

Elle avait hurlé, c'est la première fois qu'Aebutius la voyait ainsi. Elle tournait comme un tigre en cage. Le jeune male ne savait que dire ignorant ce qui tourmentait sa belle courtisane. La jeune femme se tirait les cheveux. Aebutius se mis à genou sur le lit et dans un geste puissant l'attrapa par la taille pour la calmer et serrer sa joue contre son ventre de déesse.

– Mais... C'est ma mère ... ! Pendant que tu priais Venus, Duronia, elle, a fait des offrandes à Mercure et à Bacchus ! Me voyant au plus mal, elle a promis à Bacchus que s'il me rendait la vie qui me quittait, elle me ferait initier à son culte. Je dois l'accompagner demain soir au temple.

– NOOON !

La terreur avait de plus belle envahit la tête d'Hipsala qui s'était arrachée des bras d'Aebutius, qu'elle repoussait paniquée.

Le jeune romain qui ne reconnaissait plus sa compagne avait peur à son tour.

– Hipsala ! Dis-moi ! Dis-moi ce qui t'arrive !

– Non !

– Je t'en prie, je t'en supplie, je ne comprends rien !

– Tu ne peux pas... Tu ne dois pas aller au temple... Jamais !

– Mais... Je dois obéir à ma mère encore !

– Non ! Ce n'est pas possible, elle te tuera !

Aebutius interloqué retomba sur le lit stupéfait. Sonné, il se releva et attrapant sa concubine, il la força à s'assoir dos contre lui en la tenant prisonnière de ses bras, entre ses jambes, tout à la fois pour la calmer et la rassurer de sa force.

– Calme-toi, et explique-toi !

– Je ne peux pas, j'ai juré !

– Tu as déjà trop parlé, tu dois maintenant aller au bout !

Hipsala commença à raconter d'une voix qui n'était plus la sienne :

– J'étais enfant... Un marchand d'esclave qui suivait la troupe avait payé des soldats qui avaient tué mes parents dans le pillage d'une ville quelque part en Dalmatie pour qu'il m'épargne.

Pour bien que je comprenne ce à quoi j'avais échappé et ce que je lui devais, le marchand laissa les soldats violer et tué mon petit frère sous mes yeux. Il m'emmena avec lui et me fit rejoindre un lot d'enfant. Nous avions faim et froid, mais ceux qui se plaignaient étaient battus. Nous avons marché des kilomètres pour atteindre un bateau qui nous ramena à Ostia. Puis nous avons encore marché sous un soleil de feu pour rejoindre Rome. Tout le temps le marchand nous avait défendu contre les matelots, les soldats ou les gardiens qui voulaient nous contraindre dans leur plaisir. Dans ses geôles nous fûmes lavés, nourris, coiffés et parfumés. Trois jours pour nous rendre allure humaine et réparer nos bleus.

Puis vint le jour du marché, certains étaient vendus par deux ou trois. Moi j'étais seule. Mon corps nu avait été huilé et le marchand me faisait danser et tourner devant des hommes qui hurlaient des enchères et des cris que je ne comprenais pas. J'étais effrayée des visages lubriques qui hurlaient des saletés mais je continuais de tournée alors que j'aurai voulu mourir sur cette estrade.

Le marchand leva le bras pour annoncer la fin de la vente. Un vieil homme que je reconnus pour un serviteur vint me chercher. Il m'enfila une tunique blanche sans pagne. Je le suivi, le marchand nous avait expliqué les supplices que les Romains infligeaient aux esclaves rebelles. Arrivé dans une riche domus, je fus guidé vers la couche d'une matrone aux cheveux blancs. La femme m'attira à elle et m'embrassa à pleine bouche en empaumant mon sexe. Toujours on m'avait prévenue contre les hommes, jamais contre les femmes ! Les caresses sur mon sexe obtinrent leur récompense, je joui pour la première fois dans les doigts de cette femme. Bien sur, je dus lui rendre la pareille, avec ma bouche aussi et ma langue. Elle m'apprit le plaisir de boire l'urine et de se doucher avec et celui de la donner. De ses doigts et de ses mains, elle m'avait dépucelée le devant et le derrière. Elle utilisait fort onguents qui lubrifiaient et facilitaient les intromissions qu'elle donnait et souhaitait recevoir tout en rendant la peau plus sensible et excitable.

Un jour elle m'a annoncé qu'elle souhaitait m'initié au culte de Bacchus. Elle m'a d'abord dit que ce culte devait rester secret... Qu'un initié qui révélait le temple ou ce qui s'y passait était condamné à la mort dans d'atroces souffrances... Que Bacchus se délectait du sang des traitres qu'il retrouvait toujours...

Non ! Je ne peux aller plus loin !

Aebutius serra tendrement sa chère courtisane, ce qu'il avait entendu ne l'avait pas rendu jaloux, au contraire. Il connaissait l'expertise de son amoureuse dans toutes les choses du sexe et c'est ce qu'il aimait en elle. Elle l'avait même excité en parlant de sa première maitresse. Néanmoins l'histoire d'Hipsala mettait gravement en cause sa mère et il devait savoir la suite. La câlinant comme une enfant, il la serra encore en embrassant ses joues mouillées de larmes. Tout doucement avec amour, il lui murmura :

– Si, tu le dois ! Tu dois me faire comprendre le danger que je coure pour me permettre de l'éviter, parce que tu m'aimes...

– Le soir venu, je suivi ma maitresse jusqu'à trois portes que nous franchîmes une à une. A l'intérieur la folie régnait. Des hommes pénétraient des fesses ensanglantés d'enfants avec des canules de bois. Certains mangeaient des sexes ou des cuisses qu'ils arrachaient avec leurs dents sur des victimes vivantes. Des chants et des musiques tonitruantes couvraient les pleurs et les mugissements des hommes et des femmes qui forniquaient tous ensemble. Ma maitresse m'empêcha de fuir. De force, elle me guida vers un groupe de femmes qui se pénétraient de leur main en hurlant leur jouissance. Me courbant, la tête entre les cuisses de l'une d'elle que je devais satisfaire de ma langue elle me sodomisa avec une canule qui lui permit de m'injecter deux litres de vin brulant dans les entrailles. L'alcool ma ensuite brouillé le souvenir. Je sais que j'étais la seule enfant que ma maitresse protégeait et interdisait qu'on violente. Je dus satisfaire la jouissance de ces amies de toutes les manières et elle s'amusèrent à me faire jouir en me pénétrant dans mon ivresse. Puis je m'endormis, quand nous nous réveillâmes le lendemain, tout avait été nettoyé, un buffet nous attendais.

Tous les mois, ma maitresse m'emmenait dans cette orgie dont j'étais la seule enfant à ressortir vivante. Chaque fois je craignais que lassée, elle cesse de me défendre, ou qu'un noble de plus haut rang ne la contraigne, ou que l'on m'achète. J'essayais de toutes mes forces de me rendre indispensable à ses plaisirs saphiques. Et cela a marché. Quand 5 ans après mon arrivée à Rome, elle tomba malade, j'étais devenu courtisane et deuxième en rang de la domus. Des hommes passaient régulièrement me rendre visite et ma maitresse s'amusait de me voir parfaire mes connaissances et user de mes charmes pour lui obtenir des faveurs auxquels, elle, ne pouvait plus prétendre par sa beauté flétrie. Quand elle mourut, j'appris qu'elle m'avait affranchi comme tous ses domestiques et que j'héritais de la majorité de sa fortune. Je continuais à entretenir des relations mondaines et j'oubliais l'horreur et la peur que m'avait inspirées cette secte.

Enfin, il y a un an, tu es apparu assis sur le gradin du stade... Ta tunique gonflé par ton torse sportif, le soleil qui inondait tes cheveux d'or, tes yeux profond qui glissant sur les spectateurs, se sont plantés dans mon regard. Le temps s'est arrêté comme mon souffle. Ta beauté lumineuse brulait ma rétine qui ne pouvait se détourner de peur de te perdre à jamais comme le rêve que tu étais. Tu t'es levé, je me suis levé, nous nous étions trouvés, nous nous sommes rejoints. Tu as quitté tes amis sans un mot, j'ai quitté les miens sans un regret. Tu as pris ma main, je t'ai emmené. Nous ne parlions pas. Nous savions. Je t'ai ouvert cette couche où nous sommes et tu ne m'as pas touchée. Moi j'avais peur de me réveiller ou de te réveiller. Je ne savais pas si tu étais mon rêve ou si j'étais le tien. Je me suis endormie dans le bonheur, toi aussi.

Quand je me suis réveillée, j'ai regretté ce songe. Je t'avais perdu et je voulais me rendormir encore pour te retrouver. J'ai tourné la tête et tu étais là, tes beaux yeux bleus fermés, ton souffle parfumé sortant doucement de tes narines et de tes douces lèvres rouge. Tes cheveux sentaient la verveine. Mes lèvres se sont posées sur les tiennes et le charmes n'a pas été rompu. Tu étais là, ta bouche était chaude et parfumée et tu m'as embrassée.

Plus rien ne compte pour moi, oh Aebutius ! Tu es le commencement de ma vie, et du monde avant quoi rien n'a existé. Il n'y aura rien après, car, je le sais, je ne te survivrai pas ! Oh Aebutius, comment allons nous faire ?

Les bras et les jambes du garçon entouraient la concubine comme s'il avait voulu l'unir d'une seule masse avec son propre corps.

– Ne t'inquiète pas, ma décision est prise, je dénoncerai ma mère et son infâme amant, Rutilus. Je comprends maintenant, pourquoi ce mal qui m'a rendu inconscient une semaine était inconnu des médecins. Je me rappelle aussi la chute du char ou j'avais eu l'impression que Rutilus m'avait bousculé et dont j'étais sorti miraculeusement indemne. Ma mère craint le jour où je deviendrai le maitre et où je prendrai possession des richesses que mon père et Caton m'ont léguées et dont elle n'a que la garde.

J'irai voir Caton pour qu'il empêche ma mère, qui pour l'instant en a le droit, de m'emmener au temple de Bacchus.

L'honorabilité de Caton permis à Aebutius d'être immédiatement reçu par le Consul Postumius qui demanda au sénat de diligenter une enquête qu'il mena lui-même en grande partie.

La suite nous est raconté par Tite-Live dans son 39éme livre de l'histoire de Rome.

Postumius prit d'abord garde de faire protéger les deux jeunes amants qui avaient dénoncé. Puis, il fit arrêter la mère et son amant qu'il força à avouer.

Quand le consul se rendit compte de l'ampleur qu'avait pris la secte par le nombre de ses mystes, par la cruauté de leurs réunions, et par les chantages et les meurtres qu'ils exerçaient sur les plus hautes personnalités de la république, il en vint avoir peur pour les proches et les familiers du sénat qui pouvaient soit s'y faire dévoyés, soit en être victimes eux mêmes. Il fit une harangue au sénat pour que soit pourchasser et exécuter tous les prêtes de la secte et que les membres en soient emprisonnés.

Il rédigea aussi un senatus-consult qui prévoyait que les temples et les autels qui n'étaient pas dévolu au seul culte romain de Bacchus et abritait des bacchanales soient détruits

Les membres de la secte furent arrêtés par dizaines et les hommes qui étaient impliqués dans des meurtres furent exécutés dans les cirques de Rome, pour montrer l'exemple. Les femmes étaient rendues à leur famille qui devait les exécuter dans l'intimité en leur sein.

En tout, ce ne fut pas moins de 7000 exécutions qui clôturèrent l'affaire des Bacchanales, en en faisant le plus grand génocide religieux romain qui précéda la répression de la chrétienté.

L'affaire achevée, Postumius revint à Rome. Sur sa proposition, le sénat rédigea un décret pour récompenser Aebutius et Hipsala, qui avaient mis l'autorité consulaire sur les traces du complot. "Les questeurs de la ville devaient compter à chacun d'eux cent mille as pris dans le trésor public. Le consul devait s'entendre de son côté avec les tribuns pour qu'ils proposassent au peuple, dans le plus bref délai, une loi qui accordait à Aebutius les privilèges de la vétérance et le droit de ne pas servir malgré lui comme fantassin ou comme cavalier. Hipsala Faecénia fut autorisée à disposer de ses biens en tout ou en partie, à passer par alliance dans une famille plus noble que la sienne, à se choisir un tuteur, qui serait aussi légitime qu'un tuteur testamentaire, et à épouser un homme de condition libre, sans que ce mariage compromît en rien l'honneur ou la fortune de son époux. Les consuls et les préteurs actuellement en charge aussi bien que leurs successeurs futurs étaient tenus de protéger cette femme contre toute injure, et de veiller à sa sûreté. Telle était la volonté expresse du sénat."

Grace à ce texte, les deux amants éperdus l'un de l'autre ne furent jamais séparés, même par le devoir militaire qui s'imposait à chaque citoyen et Hipsala offrit à Aebutius une large descendance qui ne vécut jamais dans le besoin.

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