Ceci est une nouvelle histoire complète.
Titre : La maîtresse d'école - Texte complet
Auteur : Loora
Personnages : 1 femme, 1 petite fille
La plus jeune fille a 11 ans
Lesbianisme

Texte envoyé le 14/08/2012
Texte publié le 14/08/2012

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La maîtresse d'école

par Loora

Texte complet

La maîtresse d'école.

Désireuse de fuir la ville, j'avais demandé ma mutation pour un petit village des Corbières. Nous étions en 1972, j'avais 35 ans, et j'étais célibataire, un choix que j'assumais en partie seulement. J'avais eu deux liaisons avec des hommes, mais force est de constater que je n'étais pas fait pour la vie en couple et encore moins pour la gent masculine.

J'avais toujours été attirée par les femmes, et à quoi bon lutter contre la nature... J'avais de rares expériences sexuelles depuis mon dernier échec hétérosexuel, et ce avec une collègue que je voyais quelquefois dans l'anonymat le plus total, car dans une petite ville de Province, les ragots vont aussi vite que la grêle à dévaster les vignes.

J'effectuais ma rentrée dans une petite école rurale à deux classes le 21 septembre. J'avais une collègue d'une cinquantaine d'années qui s'occupait des petites, j'avais en charges les 9/12 ans.

Bien que n'étant pas une novice, j'étais stressée au moins autant que mes futures élèves et leurs parents quand tout ce petit monde envahit la cour de l'école peu avant 9h00.

Je sentais le poids des regards et devinais les interrogations dans les têtes des petites et des parents. Enfin, les mamans, car les hommes étaient occupés aux vendanges qui prenaient fin.

Je m'étais entretenue quelques jours auparavant avec ma collègue, quand j'avais emménagé dans un logement de fonction situé au dessus de l'école. Assez rustique, mais propret et en bon état. Elle m'avait rapidement mise au courant des profils de mes futures élèves ainsi que ses habitudes et divers potins du village. Un village viticole, avec des gens simples mais sans histoires. Un horizon infini de vignes aux contreforts de la Montagne Noire. La chaleur écrasante de mai à octobre, le vent souvent violent, et la peur viscérale d'une météo dévastatrice qui en une heure peut ruiner toute une récolte avec la grêle tant redoutée.

J'étais heureuse de cette première journée. Mes élèves étaient attentives, sages et d'une extrême politesse.

Mardi 22 septembre.

Il ne m'aura fallu que 24 heures pour tomber amoureuse d'une de mes élèves...

J'avais déjà ressenti par le passé certaines attirances pour de jeunes filles, mais jamais je n'aurais imaginé un tel coup de foudre insensé. Ma tête était dévastée par cette folie inimaginable. Camille avait onze ans ; l'ovale de son visage était mis en valeur par de longs cheveux noirs. Des yeux d'un bleu profond, des fossettes, un sourire éclatant. Sa peau était halée par le soleil. Elle portait une jupe bleue marine, un teeshirt parme, des sandalettes et des socquettes blanches.

Mercredi 23 septembre.

Repos.

J'ai repensé à Camille toute la journée. Pourtant entre la fin de l'aménagement de mon nouveau logement ainsi que la préparation de ma classe, je n'ai pas eu une minute à moi... J'ai eu un mal fou le soir à m'endormir. Entre culpabilité et désir, raison et pensées refoulées, de quoi me plonger dans un océan de questions.

Jeudi 24 septembre.

J'essaye de ne rien laisser paraître de mon trouble. Peut être même que je me force à ignorer Camille, en concentrant mon attention sur mes autres élèves. Ou je ne suis plus lucide...

Vendredi 25 septembre.

Mon cœur a battu si fort quand Camille est venue réciter un poème que j'avais appris à mes élèves. La voir sur l'estrade avec son accent chantant déclamer ces magnifiques vers de Victor Hugo me mit presque les larmes aux yeux. Elle n'était pas que belle, elle était fine, intelligente et vive. Le silence qui accompagna sa poésie montrait que je n'étais pas seule sous le charme.

Samedi 26 septembre.

Je quitte à regrets mes élèves à midi. 1 journée et demie sans revoir Camille...

Les deux semaines qui suivirent passèrent très vite. Je commençais à cerner le potentiel de mes élèves, ainsi que leur caractère et la façon de les amener à progresser. J'étais plus que jamais sous le charme de Camille, mais n'en laissais rien paraître, au prix d'efforts qui me paraissaient surhumains.

Jeudi 8 octobre.

A la sortie de la classe, mes élèves rejoignirent leur maman. Je regagnai ma classe quand j'entendis l'une d'elle m'interpeller timidement. Quand je me retournai, je vis Camille qui tenait par la main une dame aussi brune qu'elle avec le même sourire malicieux.

« Excusez moi Mademoiselle, je suis la maman de Camille, pourriez vous m'accorder un instant ?

Je fis entrer la mère et la fille dans la classe et nous nous installâmes au fond de la classe sur deux bancs pour nous faire face.

– Voilà Mademoiselle, j'ai un souci..

En entendant ces mots, mon cœur fit un bond. Mon attirance pour Camille m'aurait elle trahie ?

Je regardai la maman et l'encourageai à poursuivre.

– Je ne pourrai venir chercher ma fille à l'heure pendant quelques semaines. Je dois aider ma sœur qui vient juste d'accoucher ; et le père de Camille est toute la journée jusque fort tard à la coopérative agricole. Comme nous habitons un hameau en dehors du village, je suis... coincée, car pas question de la laisser seule faire les 2 bons kilomètres pour rentrer à la maison...

Ce fut un véritable soulagement d'entendre ces paroles !

Aussi, en maîtrisant mon émotion, je dis à la mère qu'il y avait bien une solution. Camille resterait dans la classe, pendant que je corrigerai mes cahiers et préparerai ma classe pour le lendemain. Cela ne posait aucun problème...

Je venais en quelques mots de faire coup double... Soulager la maman d'un problème insoluble, et... prolonger les moments auprès de ma jolie Camille.

Il en fut fait ainsi et la maman se confondit en remerciements...

Vendredi 8 octobre 17h00

C'est ma « première » fin d'après midi seule avec Camille. Elle est assise sagement à son pupitre, pendant que je commence à corriger ma pile de cahiers. Je ne peux m'empêcher fréquemment de l'observer discrètement. Elle a une jolie robe mauve, il fait encore très chaud, et je vois ses fins genoux graciles.

Vendredi 15 octobre.

Je prie chaque jour pour que ces moments passés en tête à tête avec Camille s'éternisent. Il s'est passé un fait nouveau cette fin d'après midi. Je voyais bien que ma protégée était ennuyée. En fait, elle devait buter sur un problème de calcul que j'avais donné en devoir à mes grandes élèves.

Je la voyais bien se tortiller sur sa chaise... me levant, je lui demandai innocemment si elle avait un souci, et m'approchai d'elle.

– Oui, Maîtresse, c'est le problème de calcul, je n'y arrive pas.

Je me penchai au dessus de sa tête.

– Montre-moi où tu coinces...

– C'est là Maîtresse, pour le périmètre du cercle.

Ce périmètre, je l'aurais béni !

– Laisse moi voir dis je me penchant au dessus d'elle. Je sentais la douce odeur de sa chevelure et appuyais très légèrement ma poitrine contre son épaule. Je frissonnais à ce contact « physique » avec Camille.

Je ne donnais pas tout de suite la solution du problème, me contentant de guider mon élève, pas uniquement par conscience pédagogique, mais pour prolonger ce contact.

J'avais peur qu'elle entende mon cœur battre, tellement il faisait de grands bangs dans ma poitrine.

Finalement, je la dépatouillais dans son problème, et dus me résoudre à contre cœur à regagner mon bureau.

Le soir avant de m'endormir, je pensais longuement à ce moment et laissais mes doigts courir sur mon sexe trempé.

Au fil des jours, Camille devenait moins timide. Alors que nous passions nos premiers « face à face » dans un silence mutuel, peu à peu je déliais la langue de ma protégée. Tout en faisant notre travail, elle à son pupitre, moi au bureau, par un questionnement mesuré et prudent, j'en apprenais un peu plus chaque soir de la vie de Camille, de ses passions, de sa vie en dehors de l'école.

Elle n'hésitait plus à me demander de l'aide quand elle ne comprenait pas un problème, et bien sûr je ne me contentais pas de vagues explications données de mon bureau.

Je venais derrière elle, me penchait au dessus de son épaule et la guidais. J'osais maintenant une main sur son épaule. Quand elle réussissait, j'y allais d'une petite tape amicale sur sa tête, tape qui devint au fil des jours plutôt l'ébauche d'une caresse.

J'aimais la faire rire, et ne m'en privais pas en me moquant gentiment d'elle, ce qu'elle acceptait volontiers preuve de sa grande finesse d'esprit.

Jeudi 21 octobre.

Je vis dès les premières minutes de classe que Camille avait pleuré. Elle était triste, et ne joua pas comme d'habitude pendant les récréations. Je la voyais discuter avec deux de ses camarades qui semblaient la consoler de quelque chose que j'ignorais. Ce n'est que le soir que je sus l'objet de son chagrin.

Dès que nous fûmes seules dans la classe, je m'approchais d'elle et m'enquis de sa tristesse.

Elle fondit en larmes, et entre deux rafales de larmes, je compris qu'elle avait perdu son chien la veille.

Quand je dis perdu, je veux dire qu'il était mort. Elle l'avait toujours connu, elle n'avait ni sœur ni frère, et c'était pour elle plus qu'un animal de compagnie.

Elle semblait inconsolable ; je ne pus m'empêcher de la prendre dans mes bras... pour apaiser son chagrin. Elle blottit son visage au creux de mon épaule, tandis que je lui murmurais des paroles d'apaisement, tout en caressant ses beaux cheveux noirs. Elle hoquetait encore, mais semblait se calmer. Enfouie contre ma poitrine, je sentais sa chevelure et une douce odeur de sueur enfantine qui avivait mes sens au plus haut point. C'était terrible de voir que cette première étreinte n'était que fortuite et due à un gros chagrin. Mais quel bonheur de prolonger ce moment !

Quand elle fut enfin calmée, j'essuyais les larmes de son visage, et la fit se moucher en tentant de la faire rire. Je remis de l'ordre dans ses cheveux, j'effleurais à peine un instant sa poitrine naissante.

Quand sa maman arriva, je la mis au courant de « l'incident », et je lus la même tristesse dans son regard.

Vendredi 22 octobre.

Camille est encore triste. Nous avons longuement parlé le soir, elle assise à son pupitre, moi face à elle effleurant par moments sa chevelure. Juste au moment où nous entendîmes les pas de sa maman dans le couloir, elle leva la tête et me fis deux gros bisous sur les joues.... Mon regard croisa le sien...

Lundi 25 octobre.

J'avais eu tout le weekend pour repenser aux « évènements » de ces derniers jours. J'avais décidé aussi, de voir jusqu'où je pouvais... aller. Bien sûr, ce n'était pas raisonnable, c'était mêle carrément insensé, une folie ma fille ! T'amouracher d'une fillette de onze ans... Risquer de chambouler la vie d'une enfant et détruire ta vie professionnelle, ta vie tout court même ! !

Quand le soir arriva, je retrouvai Camille assise à son pupitre. Moi au bureau, un peu distante. Je ne bavardais plus avec elle comme nous avions pris l'habitude de le faire. C'était un peu « cruel » de ma part, mais je voulais voir comment réagirait la fillette.

Je la regardais furtivement et voyait qu'elle se tortillait un peu sur sa chaise ; elle de son côté regardait fréquemment dans ma direction, mais je faisais tout pour ne pas croiser son regard. J'étais quand même rongée par le remord...

La réaction attendue arriva...

– Maîtresse ?

– Oui, Camille ?

– ............................ ;

– Encore un problème avec les chiffres... ?

– Non, c'est pas ça...

– ............................. Je me levai et m'approchai d'elle... Que t'arrive-t-il alors dis je d'une voix neutre...

– Vous.... Vous ne...

–  ?

– M'aimez plus.. ?

–  ?

– C'est à cause des deux bisous... ?

– Mais non, Camille, qu'est ce qui te fait dire ça... ?

– Bah, vous ne me parlez plus...

– Mais si je te parle, et pour les 2 bisous, ça m'a...fait vraiment plaisir tu sais.. Elle se jeta à mon cou, et passa ses bras autour de ma tête... Elle approcha ses lèvres de ma joue... mais je détournai légèrement le visage pour que nos lèvres soient « face à face ». Elle marqua un moment d'hésitation, puis me claqua deux bisous sonores sur la bouche...

Les battements de mon cœur et ma raison m'abandonnaient. Je gardai un brin de lucidité et décidai de ne pas brusquer Camille ; aussi, je gardai ma langue sagement dans ma bouche, me contentant de bisous ambigus sur ses lèvres fraîches...

– Alors Camille, tu vois bien que je « t'aime toujours autant »..

La fillette ne dit rien mais je compris à son visage rayonnant qu'elle était totalement rassurée.

Ce n'était pas pour apaiser mes scrupules ; je me rendais bien compte que je la tenais totalement sous ma coupe, que je pouvais la manipuler à ma guise. Je commençais sérieusement à culpabiliser. Mais l'état de mon sexe et de ma culotte ce soir là firent passer au second plan mes interrogations.

Les prochains face à face avec Camille montaient en intensité. Elle faisait vite ses devoirs, je devais la sermonner un peu d'ailleurs, puis je la rejoignais à son pupitre et commençais à lui parler doucement, à écouter ses confidences, puis je caressais ses cheveux et nos lèvres se rejoignaient.

Le 3 ème soir, ma langue s'enhardit et franchit doucement la barrière de ses lèvres. Camille ne manifesta aucune retenue, et sa langue à son tour s'insinua dans ma bouche. Je la dévorais, la suçotais longuement. Nos soupirs se mêlaient et je sentais bien que le plaisir que nous retirions de ces baisers interdit était réciproque.

Vendredi 29 octobre

Je suis triste, Camille est triste je le sens. Ce soir, c'est les vacances, et je mesure combien pénibles et insupportables vont être ces jours qui sont pourtant synonymes de bonheur pour l'ensemble des écolières.

Je profitais néanmoins de ces courtes vacances pour rendre visite à ma sœur et retrouver un peu de sérénité. Bien entendu, je n'évoquais pas cette situation avec ma sœur, mes turpitudes avec Camille.

Vendredi 12 novembre

Quel plaisir de retrouver ma classe... et Camille.

Cette fin d'après midi et nos retrouvailles furent délicieuses. Ses devoirs terminés – je dus beaucoup insister sur ce que je jugeais non négociable-, ce fut Camille qui me rejoignit à mon bureau. Elle s'assit à califourchon sur mes cuisses, et sa langue franchit aussitôt la lisière de mes lèvres. Nos baisers d'amantes furent intenses comme jamais.

Camille s'abandonnait dans mes bras ; je la couvrais de baisers et ma main se glissa sous son gilet et son teeshirt. Sa peau était chaude et douce. Je l'effleurais longuement et lentement, sans la brusquer, et petit à petit remontais à sa poitrine. Mes doigts frôlaient les pointes de ses tétons qui étaient comme je l'imaginais. Deux petits accents circonflexes –cette réflexion me fit sourire, certainement la déformation professionnelle !- Je les caressai longuement tout en l'embrassant avec fougue...

Lundi 15 novembre

J'avais cogité tout le weekend. Je devais parler sérieusement à Camille, car notre relation prenait un tour décisif mais oh combien dangereux.

Aussi cette fin d'après midi là, je ne la pris pas sur mes genoux, mais lui dis que j'avais des choses importantes à lui dire. Je lus aussitôt l'inquiétude dans son visage.

– Tu sais Camille, je t'aime énormément...

– Moi aussi maîtresse..

– Je sais ma chérie ; mais je dois te dire des choses très importantes..

Elle était suspendue à mon discours.

– Ce que nous faisons, est interdit.

Stupeur dans son regard.

– Je n'ai pas le droit de faire avec toi ce que nous faisons..

– Mais moi, j'ai envie Maîtresse...

– Oui, nous en avons envie toutes les deux... mais, c'est interdit... Je suis fautive de faire ce que je fais avec toi. Si quelqu'un l'apprenait, ça en serait fini de nos bisous ; je devrais partir de cette école et nous ne nous reverrions jamais..

A ces mots, Camille fondit en larmes.

Je tentai bien de la consoler, sans marques charnelles..

Après quelques minutes, Camille s'apaisa entre mes bras. Ce fut elle qui rompit le silence..

– Maîtresse, je ne VEUX pas que ça s'arrête. Personne ne le saura jamais, vous savez, je ne suis pas sotte et je suis grande déjà.. (Je souriais en entendant ces mots)

– Je sais garder un secret, et je jure que je ne dirai rien à personne, je le jure cent fois, mille fois...

Les bruits de pas de la maman de Camille interrompirent notre discussion..

Mardi 16 novembre.

Ce jour restera gravé à jamais dans ma mémoire et certainement dans celui de ma jeune amante.

La classe terminée, j'entraînais Camille par la main... Elle me regarda avec une surprise non feinte. Je mis un doigt devant ma bouche pour lui intimer le silence.

Puis je l'entraînai dans le couloir et la porte qui menait à mon logement. Nous grimpâmes les marches en silence. La fillette était stupéfaite de découvrir l'endroit où je vivais. Les enfants n'ont en mémoire que le cadre scolaire et n'imaginent jamais que leur mâitresse puisse avoir une vie en dehors de la classe...

J'interrompis sa stupeur en l'étreignant et l'embrassant fougueusement sur la bouche. Elle répondit amoureusement à mon baiser. Je l'entraînai dans ma chambre et avec une douceur infinie je commençai à la déshabiller. Après avoir ôté son pull et son teeshirt, je découvris avec délice sa jeune poitrine naissante, sa peau de pêche, son ventre plat. Je sentais son cœur battre.. Le mien battait aussi fort. Tout en caressant ses cheveux ma bouche couvrit de baisers son ventre puis prit possession de ses tétons. Je les léchai, les mordillai avec amour et des précautions infinies. Je la sentais réceptive au-delà de ce que j'avais pu imaginer. Ses tétons pointaient délicieusement, elle soupirait et caressait mes cheveux, mes épaules.

J'interrompais mes baisers enfiévrés sur ses tétons pour dévorer sa bouche et sa langue.

Puis je me levai...

– Tu aimes ce que je te fais Camille... ?

– Oh oui Maîtresse, je n'ai jamais ressenti une chose pareille... Je voudrais que ça dure tout le temps...

Je lui souriai, et me levai du lit. Je retirai sans hâte mon chemisier et dégrafai mon soutien gorge.

Camille ne pouvait masquer sa surprise à la vue de ma poitrine nue. Je ne voulais pas brusquer les choses, mais je devinais à ses regards qu'elle était subjuguée. Non pas que je fusse d'une beauté rare, mais je sentais de l'amour dans ses yeux. Pas seulement platonique...

Je rejoignis Camille sur le lit, et la couvris à nouveau de baisers. Sa main d'abord timidement frôla mes seins, puis les apprivoisa... Elle les caressait maladroitement mais avec une douceur qui m'émouvait. Mes soupirs se mêlaient aux siens. Mes tétons étaient érigés à l'extrême ; ma bouche passait alternativement à sa poitrine, son ventre, reprenait sa bouche, mordillait ses épaules, glissait au creux de ses aisselles pour des chatouilles délicieuses.

Quand je me levai, et m'agenouillai au pied du lit, nos regards se croisèrent. J'attendais un acquiescement tacite, pour aller plus loin...

Elle me souriait, elle était rayonnante d'amour et de plaisir. Mes sentiments étaient confus, entre honte, remords, et désir.

Le désir fut plus fort...

J'ôtai ses sandales, puis déboutonnai son jean... je n'eus pas à lui demander de se lever, elle le fit d'instinct. Lentement, je fis glisser le pantalon,-elle leva une jambe puis l'autre- pour que je l'ôte.

Elle avait une adorable culotte rose pâle, simple, presque banale, mais jamais un tel sous vêtement ne m'avait parut aussi joli, aussi raffiné.

Je plaquai mon visage au creux de ses cuisses, contre sa culotte de coton. Je couvris de baisers son intimité à travers la fine étoffe. J'embrassai ses cuisses, passai ma langue sur son nombril ce qui la chatouilla.

Puis, après moult baisers tendres et enfiévrés, je fis glisser le seul vêtement qui lui restait.

J'étais éblouie par la beauté de son sexe juvénile. Bombé, délicat...

Je crois même que j'eus un premier orgasme et découvrant son intimité ...

D'une légère pression des mains sur chacune de ses cuisses, je l'inclinai à les ouvrir, ce qu'elle fit sans retenue, sans pudeur presque.

Je dévorai aussitôt l'intérieur de ses cuisses, sa peau d'une douceur extrême, et patiemment et longuement couvris de baisers son sexe chaud.

Je l'écartai délicatement, et passai longuement ma langue sur son petit bouton. Elle soupira, puis les soupirs devinrent des gémissements. Elle découvrait des sensations que j'imaginais inconnues...

Je ne saurais dire combien de temps dura cette orgie de caresses buccales. Le sexe de Camille était humide-je savais faire la différence entre la texture de ma salive, et les sécrétions de ma jeune amante-. L'odeur délicieusement marine de son sexe décuplait mon plaisir.

Camille n'avait pas d'orgasme à proprement parler, mais gémissait sans interruption...

Je retirai rapidement ma jupe et ma culotte, et m'allongeai à côté de ma jeune amante. Je lui chuchotai des mots tendres à l'oreille sans cesser de caresser caque centimètre carré de son corps.

.................................

Elle osa à son tour me caresser, d'abord timidement, puis avec plus d'audace. Je jouis quand sa main effleura mon sexe trempé. Elle reproduisait sur mon sexe les caresses que je lui prodiguai.

Malgré le bouleversement de mes sens, je jetais de temps en temps un œil au gros réveil qui faisait tictac sur ma table de chevet. Les minutes passaient si vite, mais nous avions encore du temps à nous aimer.

J'embrassai à nouveau avec fougue mon amoureuse, sa langue se mêlait à la mienne dans un balai prodigieux.

Les dernières digues de l'impudeur furent franchies quand je demandai à Camille de se tourner, et s'agenouiller sur le lit...

J'embrassai avec délice ses fesses, les mordillai ; sans cesser mes caresses d'un doigt sur son petit bouton. Puis j'écartai avec d'infinies précautions les globes de sa lune. Je devinais qu'elle était si excitée, que je pouvais me repaître de caresses certainement insolites à ses yeux.

Ma langue balaya sa raie culière avec délice et raffinement. Elle s'attarda longuement sur la rose plissée que dessinait son petit trou. Je crois que bien qu'elle ne me caressait pas à cet instant, j'eus mon troisième orgasme. Je revenais par instants à son sexe, m'acharnant sur son bouton. Elle râlait de plaisir, tendait son intimité à mes caresses interdites.

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Ces moments délicieux et inoubliables durèrent jusqu'aux vacances de Noël. Peu à peu, notre complicité amoureuse et sexuelle s'affina. Camille apprivoisait mon corps comme j'avais apprivoisé le sien. Ses premières caresses buccales furent d'une rare intensité. Elles me procurèrent des sensations que je n'avais jamais connues, même pas imaginées.

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Le soir des vacances de Noël, la maman de Camille m'attendait à la sortie de l'école...

Elle me souriait, et me tendit un paquet...

« Je vous remercie de tout ce que vous avez fait pour nous. Ma sœur se débrouille très bien maintenant avec son bébé. Elle n'a plus besoin de mes services. Je passerai la chercher juste à la sortie des classes, comme avant...

J'étais dévastée...

Je n'osais même pas croiser le regard de mon amoureuse.

– J'espère que vous aimez les chocolats... Joyeux Noël Mademoiselle... Camille, allez, fais la bise à ta maîtresse..

Ce furent les deux baisers les plus chastes que nous échangeâmes depuis longtemps....